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Entrevaux


MUSEE DE LA MOTO D'ENTREVAUX, LE MUSEE PASSION
Histoire d'une passion.

Né en 1933, Michel Lucani est "contaminé" très jeune par le virus moto. Il débute dans la mécanique chez Lambretta, puis travaille chez un agent Bugatti qui commercialise aussi des Radior, Motobécanes, Valette et bien d'aures marques de motos. Il construit un petit atelier dans une cuisine inutilisée chez ses parents, c'est là que naît son goût des "transformations".
Il travaille ensuite chez Triumph, puis Norton-Manx comme préparateur sur les machines de grand prix.

Ensuite viennent les années noires de la moto, assurances obligatoires, entretien trop cher, le rapide déclin des marques européennes...

Michel Lucani tombe malade, il change de métier. Mais un jour de 1967, sa vie va changer de cap. Sur la route de Monaco, il croise un triporteur sur lequel se trouve une 350 Peugeot de 1933 destinée à la casse...
" Mon regard sur cette moto m'attrista sans doute, mais mon coeur venait au secours de tout cela. J'attendais donc la personne du triporteur pendant une bonne heure, pour lui demander ce qu'il adviendrait de cette moto couchée là sur le plateau. Mon expérience de mécanicien me fit vite comprendre que cette moto allait revivre une nouvelle aventure. La personne arrive. La discussion vient vite à la raison : "20 Frs vous dites qu'on vous en donne à la ferraille ?" "Si vous me l'amenez chez mes parents à l'aéroport, je vous en offre 100". L'affaire est conclue. Je retourne à mon travail, mais j'ai hâte d'arriver le soir pour la voir sur sa béquille. Depuis que l'on m'avait dit de changer de travail, je n'espérais plus m'occuper de motos et puis je compris que ma passion pour les motos était au-dessus de tout.

Cette moto évidemment, avec un peu de temps, se remit à rouler, lasse d'une vie mouvementée puisqu'elle avait connu la guerre et bien d'autres péripéties.

Ce fut la première des motos de notre collection. Alors me direz-vous pourquoi tant de motos aujourd'hui ? Parce que j'ai été conquis d'années en années par toutes ces motos, que l'on voulait envoyer à la ferraille ou bien se débarrasser. Certains aujourd'hui et font un marché ! Quel dommage ! Mais toutes ces motos, les gens les gardaient ou les reléguaient dans des caves ou dans des granges.

Et puis, un jour mon fils eut l'idée d'exposer avec des copains, 25 motos sur la place d'Entrevaux. C'était en 1979. Et, de ce jour là, on a vu petit à petit, motos, scooters, cyclos ressurgir et en quelques années des expositions se sont faites par ci, par là. La passion de la moto se transmettrait et je m'en réjouissais, car même aujourd'hui la nouvelle génération est ravie de voir tout ceci.

Après le 350 PEUGEOT, quelques mois passèrent, puis un jour en passant devant un ferrailleur Boulevard St Roch, je découvris une MOTOBECANE de 1928 et lorsque la personne me dit qu'elle était destinée à devenir un treuil, mon sang ne fit qu'un tour. Après une brève discussion, me voilà avec deux motos. La troisième, une TERROT de 1936, on me l'amena chez mes parents et c'était le premier ferrailleur qui avait compris que je voulais sauver tout ce patrimoine de ceux qui voulaient le démolir. Après plusieurs mois sans penser à collectionner, mes trois motos sont mon passe temps. Le hasard veut encore cette fois, que l'on me dise qu'il existe une revue sur l'automobile, où paraissent quelques annonces de motos de temps à autre. Cela m'amène à écrire, à acheter, et, à me déplacer en faisant beaucoup de kilomètres. Mon frère me demanda un jour combien je possédais de motos ; et je lui répondis vingt sept. Aujourd'hui j'en ai pratiquement dix fois plus.

L'amour de la moto, c'est quelque chose de fabuleux en soi, inexplicable, fascinant. Lorsqu'on pilote une machine, quelque chose en vous se transforme, vous passionne, les deux roues sont formidables, pratiques à tout point de vue.

Dès l'âge de 6 ans, il faudrait apprendre petit à petit le code de la route aux enfants et même peut-être les faire piloter de manière à ce qu'à l'âge adulte, ils puissent faire face à tous les dangers. je me suis d'ailleurs exprimé à ce sujet sur TF1 en 1985. Je souhaiterais une discipline exemplaire non seulement en France mais aussi dans le monde. "